L’Afrique des routes au quai Branly

Bien que les livres d’histoire s’évertuent à nous faire croire le contraire, l’Afrique a constamment échangé avec les autres continents. Hormis la force et le travail via l’esclavage, elle a fourni savoir-faire, culture et richesses comme l’or et autres matières premières depuis des millénaires.

Ces faits indéniables sont retracés bien avant le 15ème siècle par le musée du quai Branly à travers sa dernière exposition, « L’Afrique des routes » en regroupant 300 pièces, sculptures, peintures et autres remontant jusqu’à la préhistoire. Celle-ci évoque les routes fluviales, terrestres ou maritime prouvant les échanges panafricains et extra-africains.

MUTATIONS URBAINES, la ville est à nous !

La cité des sciences et de l’industrie propose une exposition qui nous concerne au plus haut point, Mutations urbaines.
En 2008, la part de la population mondiale vivant en ville est devenue majoritaire et n’a cessé de croître depuis, traduisant un mouvement ancien et profond d’urbanisation de la population mondiale. Ce phénomène planétaire est lourd de conséquences pour nos villes et donc pour nos vies. Au cours de sa nouvelle exposition, la villette s’attelle à présenter les initiatives et les innovations qui pourraient permettre de relever ce défi du 14 juin 2016 au 5 mars 2017 à la Cité des sciences et de l’industrie.
L’exposition s’organise en trois grands moments
  • Villes sous tensions qui questionne le visiteur, notamment sur sa propre pratique de la ville, ses réponses contribuant en temps réel à enrichir l’exposition.
  • Terre urbaine qui grâce à un spectacle collectif et immersif, le visiteur part pour un voyage planétaire permettant de comprendre les multiples enjeux de l’urbanisation.
  • Devenir urbains sont présentées les innovations en terme d’oxygénation de la ville,
    de facilitation, de sécurisation ou encore de partage sous forme d’îlots
Personnelement les modules qui nous ont le plus interpellés sont ceux présentant les initiatives communautaires comme celle de Detroit ville industrielle au combien sinistrée et on peut regretter le manque de présence du continent africain même si la commissaire de l’exposition nous a expliqué que le manque d’infrastructures a grandement empêché la communication entre les divers chercheurs et hommes de terrain.

Jacques Chirac ou le dialogue des cultures

L’exposition Jacques Chirac ou le dialogue des cultures c’est l’histoire d’un homme, fils d’instituteur de Corrèze qui s’est fait passé pour un benêt pendant une quarantaine d’années pour finir Président de la République française et qui n’a eu de cesse de vouloir rendre leurs lettres de noblesse aux cultures jusqu’à leur construire un musée en l’honneur des civilisations asiatique, africaine et précolombiennes, le musée du quai Branly le 23 juin 2006.

Difficile de résumé ce parcours alors pourquoi ne pas plutôt aller faire un tour au musée?

Maison Château Rouge et Sawa Shoes

A l’heure où Maison Château Rouge et Sawa Shoes présentent leur collaboration, LeCloset revient sur l’article consacré a la marque de sneakers française la plus africaine au monde dans son dernier numéro. Voici l’entretien consacré à Medhi Slimani, fondateur de Sawa.

C’est au détour des allées de l’exposition Fashion mix au Musée de l’immigration que nous avons retrouvé une marque bien connue de nos services, Sawa. Le nom est à lui seul une réunion au sommet de l’O.U.A. Donné en référence à l’ethnie camerounaise, Sawa a aussi une signification en swahili “bien” et en arabe “ensemble”. Extraordinaire concours de circonstance pour Medhi Slimani et ses acolytes dont l’idée de départ était de produire dans le pays d’Etoo fils à partir de matières premières glanés sur le continent entre Cameroun, Nigeria, Tunisie, Egypte et Afrique du Sud. Le commerce équitable, qui est le nouveau mot à la mode pour dire humanitaire, n’a jamais été dans leur viseur. Non, Medhi se veut l’écho de l’Afrique moderne. Celle qui produit, entreprend et négocie avec les mêmes objectifs que toute autre entreprise dans le monde, juste avec un accent différent. Les premiers résultats furent encourageants mais les routes bloquées du Printemps Arabe et le bakchichs élevés au statut d’Art au Cameroun ont eu raison de la bonne volonté de nos compères. Le Cameroun les a TUER !   Après une remise en question, c’est de l’autre côté de l’erg que Sawa est allé voir si l’herbe était plus verte, en Ethiopie plus précisément. Pays sur lequel Medhi est dithyrambique entre la stabilité politique, la croissance économique à 2 chiffres malgré l’absence de pétrole et débouchés maritimes, le savoir-faire et la qualité des matières premières (désormais tous les matériaux de la composition des chaussures proviennent du pays hôte). C’est donc partagé entre Addis-Abeba et les bureaux de Barbès que Sawa se reconstruit et rayonne encore plus fort à l’international. Nul n’étant prophète en son pays, vous ne trouverez que très peu de Sawa en France mais les trendsetters d’Asie et d’USA en sont friands. Est-ce dû au codes du design épuré dessiné dans une parcelle de Douala, à la qualité des matériaux et du façonnage ou encore aux multiples collaborations avec des noms aussi prestigieux que l’Hôtel Michel Berger de Berlin, Oxmo Puccino ou Public Enemy ? Assurément un mix des trois. Pourtant, la marque n’a pas encore atteint son plein potentiel, son apparition au musée n’est que le strapontin qui lui permettra d’accéder au panthéon. En cette fin d’année, la marque qui a un pied en Afrique et un autre en France, prépare une co-op avec The Roots, puis avec la marque textile “La maison château rouge” et enfin une première collab’ avec un artiste africain, le phénomène de la chanson congolaise, Fally Ipupa !

Le turfu LCM#13

Funfere Koroye est le “turfu” du continent. Derrière sa ligne de sneakers aux accents nigérians se cache un designer qui a roulé sa bosse. Il commence par quitter son Nigéria natal pour suivre des études d’ingénieur industriel au Royaume-Uni, y fonde sa structure Fusion Kevlar puis plie bagages direction Florence. Il achève son tour en s’expatriant quelques années en Chine et finit par rentrer au bercail. Nous avons stoppé le designer/pigeon voyageur en pleine course le temps de répondre à quelques questions pour LCM#13

 

Quand avez-vous créé votre marque de chaussures ?

Je n’ai pas fondé de compagnie de footwear, j’ai démarré une agence de développement de produits dont l’un de nos premiers projets était une chaussure. C’était en 2011 juste après l’obtention de mon diplôme en design industriel.

 

Pourquoi faire de la chaussure quand on a étudié le design ?

Le footwear est probablement notre premier pourvoyeur d’emploi avec des marques comme Nike, Adidas et Puma qui embauchent à foison. J’ai observé les collaborations des cadors du milieu tels que Marc Newson puis m’y suis engouffré.

 

J’ai lu sur “concept kicks” que vous avez eu votre révélation après que l’un de vos amis ait gagné un concours de design de chaussures ? Que s’est-il passé exactement ?

Cela m’a fait réaliser que c’était un business rentable. J’y ai vu un signe du destin, car j’étais à un moment de ma vie ou il fallait que je fasse un choix.

 

Qu’avez-vous retiré de votre expérience en Italie ?

Le goût du travail manuel, une formation en confection de chaussures, très peu de design. En fait, je ne me souviens même pas avoir utilisé un ordinateur ou un stylo. Le maniement des aiguilles et du fil m’a aidé à conceptualiser de nouvelles constructions de semelles, à explorer des défis de confort et analyser l’importance de l’ergonomie.

 

Et la Chine dans tout ça ?

J’y suis allé pour me former sur la production à l’échelle industrielle, c’était un passage obligé. J’y ai appris que pour faire du profit, il fallait de la main d’œuvre et posséder sa propre usine.

 

Vous faites des souliers et des sneakers, pourquoi ne pas vous concentrer sur un seul style ?

Le marché est large, du coup je me suis recentré sur la fonctionnalité avec les chaussures de ville et de sport. Je garde mes distances avec les chaussures pour femme car c’est un domaine où la mode prime sur l’utilitaire.

 

Et le textile ?

La fashion week a très peu d’attrait à mes yeux. Je ne fricote qu’avec des lignes utiles au corps humain.

 

Vlisco x Komono

 

Un mix & match idéal pour vos poignets !

Depuis sa première collection d’imprimés, Komono a toujours su faire preuve de créativité. Au delà du graphisme, la marque habille nos poignets avec de véritables histoires.

Vlisco rassemble tout ce que Komono recherche dans une collaboration : un héritage fort, une vraie originalité et une passion féroce pour l’artisanat et les anecdotes autour d’un produit.

 

c’est une collection capsule exclusive de 6 montres Komono illustrées des premiers imprimés archivés de Vlisco : « The Snakeskin print ».
(The household Gravel / Ghana – Kponbazé / Panther Skin / Togo – Kpo Gbaza / Panther Benin).

Enregistré comme N°001, l’imprimé « The Snakeskin Print » est l’un des plus vieux encore disponibles dans les archives de Vlisco.

Cette catégorie d’imprimés est mixée au motif « The Household Gravel » qui évoque le gravier autour d’une maison protégeant les habitants des intrus.
Le gravier fait aussi allusion à la famille, parfois cassante, qui peut vous faire du mal.

L’impression irrégulière propre au wax fait de ces montres des pièces uniques, chaque étui arbore ainsi un numéro de série limitée.

 

Le Coq Sportif en Afrique

T-Shirt replica Zaïre 74 Leopards LCS

Vaste programme du Coq, pour la première CDM organisée en terre africaine, la marque française sort l’artillerie lourde avec un hommage à une équipe symbolique des années 70 et un tour du monde des vestes de sport. Continuer la lecture de « Le Coq Sportif en Afrique »

Nouvelle collection Tcharakoura

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La marque d’accessoires Tcharakoura nous présente sa collection printemps/été 2010. Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, la gamme continue de mêler formes occidentales aux tissus traditionnels africains.  Ainsi les nouvelles influences chipées à l’Afrique de l’ouest, comme le traditionnel bazin,  se voit relookées à la mode Michael Jackson.

Toutes les photos ci-dessous.

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