Eider, du patrimoine aux sentiers

Il y a des marques qui disparaissent des rayons sans vraiment disparaître de nos têtes. Eider fait partie de celles-là. Pour plusieurs générations de skieurs et de pratiquants de montagne, le nom évoque immédiatement les anoraks, les vestes techniques, les polaires et cette époque où une bonne partie de l’outdoor français se construisait au pied des Alpes. Puis Eider s’est faite beaucoup plus discrète. Au point de rejoindre, pendant quelques années, cette catégorie un peu étrange des marques dont tout le monde reconnaît encore le logo mais dont personne ne sait vraiment si elles existent toujours. Le cimetière de l’outdoor est rempli de très beaux écussons. Eider aurait pu y rester. Sauf que l’histoire a repris.

Tout commence en Haute-Savoie en 1962. Georges Ducruet est tailleur de formation, passionné de ski et installé à Frangy après avoir travaillé à Annecy. À une époque où les sports d’hiver commencent à changer d’échelle, il applique son métier à un problème finalement assez simple : comment fabriquer des vêtements qui protègent réellement en montagne tout en permettant de bouger ? Eider commence avec des anoraks de ski. La marque grandit ensuite avec le développement des sports d’hiver et accompagne l’évolution du vêtement de montagne vers davantage de technicité. Dans les années 1980, elle fait partie des marques qui adoptent le Gore-Tex pour leurs vêtements destinés aux pratiques alpines.

Mais il y a autre chose dans l’ADN de départ d’Eider qui mérite d’être retenu : Georges Ducruet était tailleur. Parce qu’avant les membranes, les traitements déperlants, les grammages et tous les acronymes techniques que l’industrie outdoor adore empiler sur les étiquettes, il y avait une idée beaucoup plus basique : un vêtement devait être bien coupé. Plus de soixante ans plus tard, ce détail est loin d’être anecdotique. Lors du retour européen d’Eider, la marque a justement remis en avant cet héritage du tailleur et la recherche du bon « fit ». Cela donne une grille de lecture assez simple pour regarder les collections actuelles. Derrière les technologies, est-ce qu’un vêtement Eider tombe toujours juste ? Est-ce qu’il accompagne réellement le mouvement ? Et surtout, est-ce que tous ces petits détails techniques servent vraiment à quelque chose une fois que l’on quitte le magasin ? On y reviendra.

Car entre le petit atelier haut-savoyard des années 1960 et les vêtements que j’ai emportés cet été sur les sentiers, l’histoire a connu quelques virages. Et pas uniquement des virages en épingle. Eider change plusieurs fois de propriétaire avant de rejoindre Lafuma en 2008. La marque se retrouve ensuite intégrée à l’ensemble Millet Mountain Group. En janvier 2020, elle est finalement cédée au groupe sud-coréen K2 Korea, qui la connaissait déjà très bien puisqu’il l’exploitait depuis plusieurs années sur son marché domestique. K2 récupère alors les droits mondiaux de la marque et, en Europe, Eider disparaît pratiquement du paysage.

Trois ans plus tard, Snowleader entre dans l’histoire. Le distributeur haut-savoyard signe avec K2 un accord de licence pour concevoir, produire et commercialiser Eider en Europe. Deux années de développement seront nécessaires avant le retour commercial de la marque à l’automne 2023. Et c’est probablement ici que la renaissance d’Eider devient beaucoup plus intéressante qu’une simple opération nostalgique, parce que Snowleader a, lui aussi, beaucoup changé.

Créée en 2008, l’entreprise est devenue l’un des acteurs importants de la distribution outdoor en Europe. Son chiffre d’affaires atteignait 87 millions d’euros en 2023 et elle affichait alors un objectif de 150 millions d’euros en 2027. En 2024, Snowleader a également levé 15 millions d’euros pour financer son développement. Autrement dit, Snowleader ne ressort pas Eider du placard pour vendre trois polaires vintage aux nostalgiques du ski des années 1990. La logique est beaucoup plus ambitieuse : le distributeur devient lui-même concepteur.

C’est un changement intéressant dans une industrie où les grandes marques ont passé des années à effectuer exactement le mouvement inverse, en reprenant le contrôle de leur distribution, en ouvrant leurs propres boutiques et en développant leurs ventes directes. Snowleader connaît les produits qui fonctionnent, les prix, ce que ses clients achètent et probablement aussi ce qu’ils renvoient. Il distribue des centaines de marques concurrentes et dispose donc d’un poste d’observation assez exceptionnel sur le marché. Avec Eider, il peut utiliser cette connaissance pour construire ses propres collections. C’est presque comme si le vendeur du magasin décidait soudainement de passer de l’autre côté du comptoir et de fabriquer lui-même ce qu’il conseille depuis quinze ans.

Le modèle permet aussi de raccourcir la chaîne de distribution. Lors du retour de la première collection en 2023, Snowleader assumait cette logique de vente directe comme un moyen de proposer des prix contenus tout en continuant à utiliser des technologies et matériaux reconnus comme Gore-Tex, PrimaLoft ou Polartec. La stratégie commerciale reste elle aussi assez contrôlée. Eider est revenue par le site de la marque, Snowleader et ses magasins, avant de développer progressivement sa présence physique. Pas de grand retour mondial à coups de campagne spectaculaire, ni de logo Eider projeté sur le Mont-Blanc visible depuis Genève. On reconstruit.

Et un chiffre montre que l’idée n’est pas complètement absurde : après sa première collection complète depuis son retour, Eider est entrée dans le top 10 des marques textiles vendues par Snowleader. C’est probablement la donnée la plus intéressante de cette première phase. Snowleader commercialise plusieurs centaines de marques. Réussir à remettre Eider parmi ses dix meilleures marques textiles aussi rapidement montre qu’il existait encore quelque chose derrière le nom. De la reconnaissance, certainement. De la curiosité aussi. Mais surtout des clients prêts à acheter.

Depuis, la gamme s’est élargie. Le ski reste présent, mais Eider développe désormais des vêtements pour la randonnée, le trail, le running et plus largement les activités outdoor estivales. C’est logique. La montagne ne vit plus uniquement quatre mois par an autour des remontées mécaniques. Et c’est précisément là qu’Eider retrouve un environnement qu’elle connaît bien : la Haute-Savoie. Sauf qu’entre-temps, le voisinage a légèrement changé.

Annecy et sa région sont devenues l’un des grands laboratoires mondiaux de l’outdoor. Salomon y est née en 1947. Le petit atelier familial est devenu une marque mondiale et plus de 750 personnes travaillent aujourd’hui dans son Annecy Design Center, où sont notamment développés les produits de ski, de randonnée et de running. Millet appartient également à cette histoire alpine et a construit une grande partie de son identité autour d’Annecy et des Alpes.

Puis il y a Hoka. Et son histoire résume assez bien ce qui s’est passé autour d’Annecy en quelques décennies. En 2009, alors qu’une partie du running considère encore que l’avenir consiste à courir avec de moins en moins de matière sous les pieds, deux anciens de Salomon, Jean-Luc Diard et Nicolas Mermoud, prennent quasiment la direction opposée. Ils mettent de la semelle. Beaucoup de semelle. L’idée initiale est notamment de permettre aux trailers de descendre plus vite et plus confortablement. À l’époque, l’esthétique des premières Hoka paraît presque excessive. Le marché finira par changer d’avis. Sur son exercice fiscal 2025, Hoka a généré environ 2,23 milliards de dollars de chiffre d’affaires, en progression de 23,6 % sur un an. Une idée née à Annecy en 2009 est donc devenue, quinze ans plus tard, l’un des phénomènes les plus importants du running mondial. La grosse semelle avait finalement quelques arguments.

C’est ce contraste qui rend le retour d’Eider particulièrement intéressant. La marque revient chez elle, mais son chez-elle n’est plus du tout le même. Annecy et la Haute-Savoie ne sont plus simplement un joli décor de catalogue avec un lac, trois sommets et quelqu’un qui regarde l’horizon en Gore-Tex. C’est devenu un véritable écosystème industriel et sportif. On y trouve des designers, des ingénieurs, des athlètes, des distributeurs, des événements, des entrepreneurs et des gens qui ont parfois travaillé pour trois marques concurrentes avant le déjeuner. Salomon y a construit une puissance mondiale. Hoka y a trouvé une idée qui a bousculé le running. Snowleader y développe désormais un modèle dans lequel le distributeur devient également créateur de marque. Et au milieu de tout ça, Eider doit retrouver sa place.

C’est là que le patrimoine atteint ses limites. Parce qu’avoir été une grande marque de montagne ne garantit absolument pas d’en redevenir une. Son histoire est un avantage, pas une stratégie. La relance engagée depuis 2023 semble d’ailleurs avoir compris le problème. Eider ne cherche pas à devenir Salomon en trois collections ni à fabriquer le prochain phénomène Hoka. La reconstruction est plus progressive : ski, puis randonnée et collections estivales, distribution maîtrisée, technologies connues, prix relativement accessibles et attention particulière portée aux coupes.

Sur le papier, la stratégie se tient. Mais une marque de montagne ne se juge pas à son arbre généalogique, encore moins à son communiqué de presse. Alors j’ai pris les vêtements, je les ai mis dans ma valise et je suis parti marcher avec. Du Portugal à la vallée de Chamonix, Eider allait devoir faire un peu plus que raconter 1962.

Restait donc à savoir ce que donne réellement cette nouvelle génération Eider une fois sortie du magasin. Parce qu’entre une fiche produit qui promet respirabilité, liberté de mouvement et séchage rapide et une randonnée où il fait chaud, où l’on transpire et où le sac commence à peser après quelques heures, il existe parfois un petit espace de vérité.

J’ai eu plusieurs semaines pour me faire une idée avec quatre pièces de la collection : le M Active Tee-Shirt, le Loriaz Graphic TS, le M Active Short et la Nova Light Fleece HZ. Je les ai surtout utilisées en randonnée, d’abord au Portugal pendant l’été, puis à plusieurs reprises dans la vallée de Chamonix. Deux terrains assez différents et, surtout, de vraies sorties. Pas trois tours de parking pour pouvoir écrire « testé en conditions réelles ».

Ce qui m’a frappé assez rapidement rejoint d’ailleurs ce que l’on racontait dans le premier bloc sur Georges Ducruet et son métier de tailleur : Eider soigne vraiment ses coupes. Cela paraît presque trop simple pour être présenté comme une qualité technique, mais c’en est une. Les vêtements tombent bien, restent près du corps sans enfermer et ne donnent jamais l’impression d’avoir été dessinés uniquement pour être jolis sur un portant. Quand on marche plusieurs heures, que l’on monte, que l’on descend, que l’on porte un sac et que la température grimpe, ce sont précisément ces choses assez basiques que l’on finit par apprécier.

Le M Active Tee-Shirt en est probablement le meilleur exemple. Eider le présente comme un modèle destiné à la randonnée active, au running et au trail. Sur le papier, on trouve une matière composée de 88 % de polyamide et 12 % d’élasthanne, des coutures plates, un tissu stretch, des marquages réfléchissants et une construction destinée à favoriser la respirabilité et le séchage rapide. Il pèse 119 grammes en taille M et est affiché à 39,90 euros.

119 grammes, évidemment, on ne les ressent pas vraiment en marchant. Ce que l’on ressent en revanche, c’est que le tee-shirt sait se faire oublier. Et pour un vêtement technique, c’est généralement plutôt bon signe. Je l’ai notamment porté pendant mes randonnées au Portugal, avec des températures estivales qui constituaient un terrain autrement plus intéressant pour juger sa respirabilité qu’une promenade climatisée dans un centre commercial.

Le résultat est franchement convaincant. Le tissu est léger, agréable sur la peau et accompagne naturellement les mouvements. Lorsque l’effort augmente, il évacue correctement l’humidité et sèche vite. Je n’ai pas retrouvé cette sensation assez désagréable d’un tee-shirt qui finit complètement collé au corps après une montée. Les coutures plates participent aussi au confort sur les sorties plus longues, notamment avec un sac à dos. Là encore, ce n’est pas le genre de détail qui fait rêver devant une fiche technique. Après quelques heures de marche, bizarrement, on commence à lui trouver beaucoup de charme.

Je l’ai ensuite utilisé dans la vallée de Chamonix, avec des conditions différentes et des variations de température plus marquées. Même constat : il fonctionne. Et c’est probablement le mot qui revient le plus avec les vêtements Eider que j’ai testés. Ils ne cherchent pas nécessairement à impressionner avec une technologie spectaculaire ou un concept révolutionnaire. Ils font correctement ce qu’on leur demande.

Le Loriaz Graphic TS joue un rôle un peu différent dans cette sélection. Il permet surtout de voir qu’Eider ne cherche pas à transformer chaque vêtement en équipement d’expédition. Son design est plus graphique et son usage plus polyvalent. Je l’ai porté aussi bien autour de mes activités outdoor que dans un cadre beaucoup plus quotidien. C’est intéressant parce que cela montre aussi la direction prise par la marque : conserver une identité montagne sans obliger celui qui porte Eider à avoir des bâtons de randonnée à la main en permanence.

Et puis il y a le M Active Short. C’est probablement la pièce que j’ai le plus appréciée dans cette sélection, justement parce qu’elle concentre plusieurs de ces petits détails auxquels on ne prête pas forcément attention avant de les utiliser.

Le short pèse 147 grammes en taille M. Sa matière principale associe 90 % de polyester recyclé et 10 % d’élasthanne. Il possède une taille élastiquée avec cordon de serrage, un sous-short intégré, deux poches latérales zippées, des éléments réfléchissants et une matière stretch à séchage rapide. Eider le positionne volontairement entre randonnée active, trail et running, à 49,90 euros.

Et cette polyvalence n’est pas uniquement écrite sur l’étiquette.

En randonnée, le short suit vraiment les mouvements. Il est léger, ne tire pas lorsque l’on monte les jambes et reste bien en place grâce à la combinaison de la taille élastique, du cordon et du sous-short. Sur des sorties plus dynamiques, le maintien est également bon. On peut donc réellement passer de la marche rapide à quelques portions courues sans avoir l’impression de porter le mauvais vêtement.

Mais mon détail préféré est beaucoup moins spectaculaire : les deux poches zippées. Cela paraît presque ridicule de s’arrêter dessus. Jusqu’au jour où l’on marche avec un téléphone, des clés ou quelque chose que l’on n’a absolument aucune envie de semer quelque part au milieu d’un sentier. Là, la fermeture éclair devient soudainement une invention assez remarquable.

Surtout, les poches restent suffisamment discrètes pour ne pas déformer complètement le short lorsqu’elles sont vides. C’est exactement le type de détail qui montre qu’un vêtement a été pensé pour être utilisé et pas uniquement photographié. La coupe est propre, la longueur fonctionne bien et l’ensemble reste suffisamment sobre pour être porté en dehors d’une activité sportive.

C’est d’ailleurs l’un des vrais points forts de cette collection. Eider réussit très bien à fabriquer des vêtements techniques qui ne donnent pas immédiatement l’impression que l’on vient de s’échapper d’un ravitaillement d’ultra-trail. Les logos restent discrets, les couleurs sont faciles à porter et les détails techniques ne transforment jamais le vêtement en panneau publicitaire.

Reste la Nova Light Fleece HZ. Et là, il faut être précis sur ce que j’ai réellement pu tester.

Je ne l’ai portée qu’une seule fois dans des conditions suffisamment fraîches pour qu’une polaire ait vraiment du sens. L’été n’a tout simplement pas voulu coopérer. Je pourrais raconter que je l’ai poussée jusqu’à ses limites dans une tempête alpine à 2 500 mètres. Ce serait plus spectaculaire. Ce serait aussi complètement faux.

En revanche, ce que j’ai ressenti lors de cette première sortie était franchement excellent.

La qualité perçue est immédiatement là. Les finitions sont propres, la matière est agréable, la coupe est vraiment réussie et l’ensemble donne cette sensation assez rare d’un produit où chaque détail semble avoir été réfléchi. Rien ne paraît approximatif ou ajouté pour remplir une fiche technique.

La Nova Light Fleece HZ est conçue comme une couche intermédiaire légère pour les activités dynamiques. Sa structure intérieure quadrillée doit permettre de conserver de la chaleur tout en aidant à évacuer l’humidité. Le demi-zip permet de gérer rapidement la ventilation et la coupe reste suffisamment ajustée pour passer facilement sous une veste.

Ce qui m’a surtout surpris, c’est son rapport entre poids et chaleur. Elle semble légère lorsqu’on la prend en main, mais la sensation thermique arrive rapidement une fois portée. Pour une seule sortie, c’est évidemment trop peu pour parler de véritable test longue durée. Mais pour les sensations, la coupe, la qualité des finitions et le confort, mon premier avis est sans ambiguïté : c’est vraiment très bon.

Je vais donc simplement attendre l’automne pour reprendre le test là où je l’ai laissé. Ce sera aussi l’occasion de retourner arpenter les sentiers autour de Chamonix dans des températures plus adaptées à une polaire. Et, idéalement, après l’UTMB. Parce que Chamonix pendant l’UTMB, c’est une expérience extraordinaire si l’objectif est de rencontrer la moitié de l’industrie mondiale du trail au mètre carré. Pour marcher tranquillement, c’est légèrement moins reposant.

Ce test plus long permettra surtout de confirmer jusqu’où la polaire peut aller en termes de chaleur, de respirabilité et de gestion de l’humidité lorsque les températures baissent réellement. Mais je serais surpris que l’impression générale change radicalement.

Car après plusieurs semaines avec le reste de la collection, une chose ressort assez nettement : la qualité Eider est là.

Et je ne parle pas uniquement de qualité au sens où « ça a l’air solide ». Les coupes sont précises, les matières sont agréables, les finitions sont propres et tous ces petits détails dont on se moque parfois avant de partir deviennent justement ceux que l’on apprécie après quelques heures dehors. Le short reste en place. Les poches ferment. Le tee-shirt sèche. Les coutures ne viennent pas vous rappeler leur existence au bout de deux heures. La polaire apporte beaucoup de chaleur pour son poids.

Tout cela paraît presque banal.

Ça ne l’est pas.

Il existe beaucoup de vêtements outdoor très corrects. Il y en a aussi énormément qui accumulent les technologies, les logos et les promesses pour finalement oublier l’essentiel : être agréables à porter.

Eider semble avoir pris le problème dans l’autre sens.

La marque ne cherche pas à vous expliquer pendant vingt minutes pourquoi son tee-shirt va révolutionner votre randonnée. Elle fabrique un bon tee-shirt. Même chose pour le short. Et au vu de ma première sortie avec la Nova Light Fleece, la polaire semble suivre exactement la même logique.

C’est aussi là que le positionnement tarifaire devient intéressant. Le M Active Tee-Shirt est affiché à 39,90 euros et le M Active Short à 49,90 euros. Eider ne cherche donc pas à se placer au sommet du très haut de gamme technique. La marque propose plutôt un niveau de qualité, de coupe et de fonctionnalité qui m’a paru particulièrement solide pour ces tarifs.

Après le Portugal et plusieurs sorties dans la vallée de Chamonix, mon impression est donc assez claire : Eider n’est pas revenue uniquement parce que son nom avait encore de la valeur.

Elle est revenue avec de bons produits.

Même de très bons produits.

Et c’est finalement ce qui m’a le plus surpris dans ce test. Derrière l’histoire de 1962, la relance par Snowleader et tout ce que peut raconter le patrimoine de la marque, il reste quelque chose de beaucoup plus important : ce savoir-faire que l’on ressent directement lorsqu’on porte les vêtements.

Eider avait une histoire.

Elle a aussi, manifestement, encore quelque chose à écrire.