Test Altra Escalante Racer Boston : foulée naturelle et performance

Pour son premier test chaussure, notre runner Pat the Roc, n’a pas hésité a sortir de sa zone de confort avec sa première chaussure zéro drop, l’escalante racer d’altra. Retour sur cette rencontre du running type!

 

Un peu de plus de 200 km parcourus avec le modèle Altra Escalante Racer Boston m’ont permis de découvrir la marque et la spécificité de ces chaussures zéro drop. Une vraie découverte à la fois la sensation de foulée naturelle qu’elles procurent et sur les chronos réalisés.

Altra, ou Altra Zero Drop Footwear de son vrai nom, est une marque américaine, fondée en 2009 dans l’Utah, spécialisée dans le développement  de chaussures de courses. Elle s’est très vite fait un nom dans le monde des initiés du running et particulièrement des adeptes de la foulée naturelle. En effet, l’idée des fondateurs d’Altra était de récréer le mécanisme de la foulée pieds nus. Les chaussures se caractérisent ainsi par une largeur supérieure de l’espace accordé aux orteils – toe box- et un « zéro drop », qui signifie que l’avant du pied et le talon sont à la même distance du sol.

Le modèle Escalante Racer Boston est aux couleurs du marathon du même nom, à savoir un bleu vif et un vert lime. Perso, j’aime bien les coloris et le 18 imprimé en grand sur l’intérieur des chaussures pour l’édition 2018 du marathon du même nom. L’effet tissé démontre un mesh très respirant, qui  rappelle celui des modèles Flyknit de Nike. En période d’hiver, ne manque pas de vous doter d’une bonne paire de chaussettes. La largeur accordée à l’avant du pied se traduit naturellement dans le forme de la chaussure dont les dimensions sont affirmées, sans pour autant que cela choque. Le modèle Escalante Racer, axé sur la performance, est doté d’une semelle très fine, de 22mm, qui bénéficie de nouvelle technologie Altra Ego, plus ferme mais avec un meilleur retour d’énergie.  On retrouve la signature de la marque, sous la semelle, à savoir une voute plantaire stylisée destinée à soutenir les métatarses, phalanges et chaque orteil. Autre caractéristique de la marque, la technologie Innerflex caractérisée par des rainures internes incorporées dans la semelle intermédiaire destinées à améliorer la réactivité du pied. La chaussure est très légère, 223 g pour une taille 42 (une ultra boost de la même taille affiche un 302 g par chaussure).

Dès le premier enfilage, on se sent comme dans un chausson. La largeur de la toe box laisse une grande liberté de mouvement et une agréable sensation de confort. Il est concevable que pour certains runneurs, notamment aux pieds fins, il faille prendre une taille en dessous afin de ne pas avoir la sensation d’une chaussure trop grande.

Place au test ! Plus de 200 km parcourus –entre 5 et 20km par sortie- sur routes, pistes et deux petits essais sur sentiers de foret.

Avant même le premier essai, on m’avait prévenu, « il faudra une phase d’adaptation ». Et ce fut vrai, le zéro drop nécessite une phase de transition pour tous les coureurs qui sont habitués à des drops supérieurs à 10 mm. Les Escalante Racer nécessitent un changement de foulée notamment puisque le talon est moins sollicité. Sur les premières sorties, quelques douleurs sont apparues aux mollets au bout de 5km –ce qui est normal- et je n’ai pas forcé pour ne pas risquer une blessure. Au bout de 5 sorties,  les douleurs ont disparu ce qui m’a permis d’apprécier le confort et le dynamisme de la nouvelle semelle Altra Ego. Naturellement, les chaussures nous portent vers l’avant et le milieu du pied, soit une position beaucoup plus réactive. J’ai été clairement frappé par le dynamisme, qui conjugués à la nouvelle foulée ont nettement amélioré mes chronos. L’Escalante est une vraie chaussure de compétition,. Pour autant l’amorti n’a pas été oublié, malgré une semelle très fine. Le confort de la chaussure m’a fait forte impression et ne m’a quitté jusqu’à environ le 20km à partir duquel la semelle s’est durcit… ce qui tombe bien puisque Altra la conseille pour les 10 km à semi ! Seul petit bémol, elle ne convient qu’à la route et elles se sont avérées glissantes sur les petits chemins de forêt.

Au bout de 200 km , les chaussures n’ont pas bougé. Le mesh est toujours impeccable, la semelle n’a pas de signe d’usure, le confort de l’amorti et le dynamisme l’Alra Ego toujours présents.

Bref, une super découverte et je vais avoir du mal à me passer du zéro drop lors de mes prochaines compétitions. Si vous aimez la sensation de foulée naturelle, le dynamisme et que vous désirez faire des chronos, l’Altra Escalante Racer répondra clairement à vos attentes.

 

Test des chaussettes rando-trail Népal de La Chaussette de France by Tismail

Jamais entendu parler de la marque La Chaussette de France ? Moi, non plus.  Pourtant, l’entreprise française basée à Troyes (Aube) n’est pas une énième marque créée avec l’essor du running de ces dernières années. Tismail crée et produit ses chaussettes 100% françaises sur place depuis 1961. D’abord pour des clients comme l’armée, la Poste et de grandes marques de sport, avant de se lancer dans la commercialisation en marque propre « La Chaussette de France » avec des produits à haute technicité. Près de 10 000 chaussettes sortent aujourd’hui quotidiennement de son usine.

Spécialisée dans la chaussette outdoor, LCF commercialise 4 gammes de produits : running, casual, ski-snowboard et confort.

Voilà pour la découverte de la marque.

Concernant le produit testé, il s’agit des chaussettes Népal, version tige basse du modèle Kailash, destinées plus spécifiquement aux randonnées, trek et trail. Elles s’affirment comme championnes de la thermorégulation et de la performance, notamment grâce à l’utilisation de la nanotechnologie biocéramique supposée améliorer le bien-être, la stabilité posturale, la circulation sanguine et donc l’endurance et le confort.

À la première vue du produit, on est tout de suite séduit par sa texture en nid d’abeille, son épaisseur plus importante aux talons, la voûte plantaire et aux  orteils. Le chaussage confirme cette première bonne impression par l’effet agréable du tricotage, la légèreté, la sensation de confort, d’élasticité et donc une sensation de très bon maintien des pieds.

Il ne manque plus qu’à les essayer en conditions réelles, au travers de plusieurs tests en randonnée, en trail, et en running. Pour cela nous avons choisi les sentiers de l’Algarve, au Portugal, et les chemins des forets de la région parisienne. Les résultats sont à la hauteur des attentes.

Les Népal offrent un très bon maintien du pied et aucun frottement n’a été à constater pendant les tests. Malgré leur épaisseur plus importante que celle des concurrents, les chaussettes offrent une très bonne thermorégulation, même par très fortes chaleurs. À aucun moment je n’ai eu une sensation d’humidité des pieds, même par des températures proches de 40 °C au soleil.

Malgré plusieurs lavages à 30°C, les chaussettes n’ont pas perdu de leur confort,  épaisseur et leur élasticité.

Dernier élément, le prix : elles sont vendues 17€, ce qui es très compétitif face aux modèles de la concurrence comme les X-Bionic, Salomon, BV Sport, Compressport ou X-Socks…. Et en fait une référence dans le monde da la chaussette de running.

Où les trouver ? :  http://la-chaussette-de-france.fr

Pat the Roc

 

Test : Skechers GoRun 4

Voici plusieurs mois que ces chaussures sont en ma possession. Je les ai passées quelques fois pour faire des tours de pistes en fractionné avec une agréable surprise á la clef á chaque fois, puis direction le placard. Si vous êtes des lecteurs assidus vous connaissez les raisons médicales de mes longues pauses. Il n’en reste que j’ai décidé de faire un dernier baroud d’honneur, histoire de voir si mon corps avait bel et bien fait une croix sur le running ou pas. Direction les Pays-Bas, ses sous -bois et les chemins boueux. Au programme course un jour sur deux histoire de réhabituer les muscles, aux pieds, le modèle phare de Skechers, la GoRun 4 bien sûr!

Première impression, la légèreté, on court avec les plumes aux pieds dû au matériau utilisé, le knit, très apprécié dans l’industrie du sport. Deuxième impression, la souplesse, la bascule fait complètement oublier que l’on n’est plus sur une attaque au talon mais médio-pied. Pour une chaussure á foulée naturelle, l’amorti est époustouflant et pour les réticents une semelle complémentaire permet de passer d’un drop de 4 á 8 mm. Troisième constat la traction. L’accroche est très bonne, sur sol mouillé, sec, poussiéreux ou encore boueux.

La chaussure est aussi légère qu’une racer, confortable avec un bon maintien et une très bonne accroche. Le petit plus, le Quick-Fit, un oeillet qui permet d’enfiler et d’enlever la chaussure très facilement et de retourner á la vie normale.

Test Kalenji KIPRUN LD : des chaussures de running d’un confort surprenant

Voici mon retour sur un test chaussure fait pour un site ami dédié aux objets high tech pour la pratique sportive à l’extérieur, high tech out.

Je suis pratiquant régulier de course à pied et les modèles d’Adidas, Saucony, Under Armour et Kalenji font partie des chaussures en rotation, néanmoins mon chouchou du moment est la Kalenji KIPRUN LD 2016 que j’utilise essentiellement pour mes séances de fractionné. Jamais je n’ai fait autant de sorties (8) avec une paire de chaussures avant de rendre mon verdict. La raison est simple : chaque run avec la Kiprun LD a été un moment de pur plaisir que je n’arrivais malheureusement pas à décrire une fois de retour au calme. J’échouais systématiquement et de manière déconcertante à définir ce que j’appréciais dans ce modèle. Il m’a fallu maintes réflexions et surtout plusieurs essais répétés avec prises de notes à chaud pour m’apercevoir que ce que je considérais comme une course neutre une fois mes chaussures au placard reflétait en fait une foulée fluide, un look sobre, une relance au point, un amorti parfait en bref, un confort indéniable!
Le discours marketing crie à la révolution running avec ce modèle longues distances conçu pour tous types de coureurs : vaste programme!
Sans parler de révolution, c’est quand même une grande claque.

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J’avoue avoir été décontenancé par le confort qui m’a paru rigide de prime abord, étant habitué à l’amorti Boost d’Adidas et Everun de Saucony. Mais la sensation s’est dissipée dès les premières foulées. En vérité l’amorti est bluffant et il se justifie par la petite nouveauté technologique exclusive KALENJI, K-Ring qui améliore encore l’amorti de 34% par rapport aux modèles précédents. Je suis un coureur lourd, par conséquent l’amorti est plus qu’un impératif pour mon gabarit : le drop aide en cela puisqu’il est de 10 mm soit un peu plus que la moyenne à la mode ces jours ci. Surtout ayant une tendance à la pronation, c’est à dire une penchant naturel de mon pied à aller vers l’intérieur à chaque pas, j’ai remarqué une petite correction provoquée par la chaussure me donnant plus de stabilité pendant le déroulé.

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Pour finir, la guerre du running moderne se joue sur le champs de bataille de la relance et là encore la Kiprun n’est pas en reste avec un renvoi d’énergie qui vous donne l’impression de courir sur des petits coussins… à réaction!
Que du bonheur lorsque je les ai aux pieds quelque soit la distance, pas de douleur à mes genoux mis à l’épreuve par une trentaine d’années de sports plus traumatisants les uns que les autres.

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Certains coureurs dont mon ami Moctar sont réticents au look criard de certains modèles, je n’en fait pas partie. Les qualités intrinsèques de l’objet, la technologie, le confort prime dans mon choix. Autant dire que ce n’est pas un assemblage de couleur ou encore une épaisseur de semelle qui va me donner des a priori, pourtant je dois avouer que j’ai été agréablement surpris par l’assortiment des couleurs de la Kiprun. On part sur une base de bleu nuit très sombre ponctué de noir et blanc avec de discrètes touches de jaune fluo sur le branding.

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Je n’avais pas besoin d’être réconcilié avec Kalenji, une marque que j’aime beaucoup mais le modèle 2016 m’a conquis.
Pour info, elles pèsent 325g en pointure 43.

Prix 80 €.

J’aime
L’amorti.
Le maintien.
La relance.

Je n’aime pas
La rigidité en mode marche.

Conclusion
C’est un super modèle sur sortie longue comme sur fractionné ce Kalenji Kiprun LD 2016. Kalenji a rendu une très bonne copie et ne cesse de progresser d’année en année tout en tenant sa promesse de prix hyper accessible sur ce sport.