L’ovni IGWE

Une  initiative parisienne vient donner un coup de pied dans l’univers de la sneaker. Igwe est une chaussure à la démarche éco-responsable du sourcing jusqu’à la livraison, de la conception jusqu’à la fabrication artisanale au Portugal prône la propreté contre la surconsommation. La marque voit plus loin en travaillant sur une offre de recyclage des anciens modèles.

Côté design, l’objet se veut aussi bien soulier qu’une oeuvre d’art. Le modèle  spécimen, premier né de la collection, se distingue par son laçage original et ces deux languettes rouges.

Le premiers pieds sont un succès et n’attendent plus que votre soutien pour passer à l’étape supérieure.

Olow présente le documentaire « FEITO EM »

OLOW c’est l’idée de deux jeunes entrepreneurs de moins de 25 ans à l’époque de sa création, de repenser la mode française grâce à des valeurs d’éthiques, de proximité et d’indépendance. Tous les produits Olow sont fabriqués en Europe. Et cela fait aujourd’hui 6 ans qu’OLOW collabore avec le Portugal, créant ainsi des liens particuliers avec son équipe et ses producteurs. Ensemble, ils décident de tout : « un arc en ciel de couleurs, de forme, de texture ». À travers ce documentaire, Mathieu Sorosina et Valentin Porcher révèlent une collection « Hommage » au Portugal et à leurs fabricants locaux, reconnaissants de leur soutien durant toutes ces années, de leur professionnalisme et de leur amitié : « Si nous en sommes là aujourd’hui, c’est grâce à eux. » explique Mathieu. Ce documentaire c’est l’ADN de la marque : entre art, proximité, simplicité et authenticité. En moins de dix ans, OLOW™ est parvenu au biais de collections créatives et de nombreuses collaborations avec des artistes connus ou moins connus, à imposer sa vision unique de la mode masculine, tout en portant les valeurs morales, humaines et sociales propres à la France. [vimeo id= »121491898″ width= »620″ height= »360″]

La Fleur au fusil

Olivier Jacoby et Dylan Julien sont les fiers représentants de Levi’s® XX en France, Belgique, Espagne et Portugal. Le denim n’a pas de secret pour ces Docteurs es jeans. Ils ont en commun une passion pour un autre genre de frusque, le vêtement militaire.

 

D’emblée et de concert, les 2 compères posent le décor « Je ne suis pas à fond dans le militaria car les puristes sont relativement extrêmes. Leur face cachée c’est plutôt les trucs nazis ».

Ces messieurs sont attirés par les beaux habits et non l’histoire parfois nauséabonde qui se cache derrière.

 

Ils réfutent l’étiquette de collectionneur car estiment ne pas avoir assez de pièces pour constituer une vraie collection et surtout, ils portent tout leur vestiaire. La vie est trop courte pour les laisser s’entasser dans des armoires fermées à double tour. D’autant plus qu’ils voient un vrai avantage dans le côté fonctionnel.

« Un peu comme le workwear, les ingénieurs et les stylistes qui sont derrière veulent à la base créer quelque chose de durable et confortable » dixit Olivier.

Chose utile dans notre jungle urbaine. Le militaria devient alors un mode de vie. Dylan nous donne alors l’exemple de la

pour protéger leurs costumes lors de virées en vespa. Ces derniers ne découvrirent leur capital élégance que bien plus tard.

 

Leur marotte remonte à une vingtaine d’années, elle est étroitement liée à leur amour pour le vintage. D’un commun aveu, l’Amérique n’a pas son pareil pour créer des classiques en imposant sa culture grâce à la guerre et Hollywood. La silhouette récurrente du jean, veste M65 et des converse all star que l’on voit dans Taxi driver, Serpico et autres films post Vietnam en a fait des émules. Plus que tout, ils kiffent l’usage à contre-courant des pièces militaires. Manifester contre la guerre avec une veste militaire sur le dos, quoi de plus subversif !

Aucun intérêt pour les pièces allemandes, russes ou françaises, nos 2 gaillards n’ont d’yeux que pour l’American classic des 30 glorieuses qui est à l’origine de tout ce que l’on porte aujourd’hui. La N1, par exemple, a été reproduite par de nombreuses marques comme Pike brothers, Carhartt ou Real McCoy. La qualité des reproductions est rarement au rendez-vous car l’alpaga ne court pas les rues et est souvent remplacé par du synthétique. La fin justifiant les moyens, ils se fournissent via leur propre réseau et l’incontournable eBay.

N’ayant aucune velléité de chasse ou de guerre, le camouflage n’est pas leur priorité même s’il est plus côté que le simple kaki car il était l’apanage des unités spéciales à Nam. Par contre, les tenues israéliennes leur font de l’œil car elles ont un petit côté graal. Elles sortent difficilement du pays et sont hyper fonctionnelles du fait de l’activité constante de l’armée.

 

Quand on leur demande de présenter leurs pièces préférées, la Deck vient en tête, puis la sempiternelle M65. Ensuite, Olivier nous fait découvrir la Souvenir Vietnam jacket, une veste camouflage taillée à partir d’un poncho par les G.I pour leur famille ornée de broderies et slogans personnels. De son côté, Dylan est fier de nous présenter le fatigue pants, l’un des pantalons les plus confortables selon lui, une sorte de jogging/pantalon de mécano en Satin Cotton (moleskine américaine).

Ils ajoutent à leur liste un 501 (le WW2 ou 1944 501) dont le nom officiel est S501XX.

S comme simplified, XX comme gage de qualité de la toile double strong. Comme toutes les marques américaines, Levis a participé à l’effort de guerre. En tant que vêtement de travail des forces armées, le denim se devait de montrer l’exemple. Aux oubliettes les surpiqures, l’arcuate sera peint durant toute la durée de la guerre. Les rivets disparaissent par économie de cuivre, fini la martingale, pour sauver du métal, la braguette révèle des boutons cuvettes, les fonds de poches sont en tissu de récupération et une gravure de laurier symbolise la paix sur le bouton.

Les Américains nous ont appris que ce n’est pas parce que l’on porte du militaire que l’on veut la guerre.