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Bref, je suis allé aux Gay Games Paris 2018

Il y a de cela 2 semaines, la 10ème édition des Gay Games s’est déroulé à Paris dans le plus grand anonymat.

Seul indice? Suivre les sportifs qui ont envahi la capitale avec un arc en ciel niché quelque part dans leurs tenues. Sans blague, j’ai d’abord croisé une équipe de foot mexicaine avec des numéros à paillettes multicolores, puis des athlètes avec un sac arc-en-ciel, lorsque je suis tombé nez à nez avec un malabar de plus de 2 mètres et des mèches, toujours arc-en-ciel, j’ai commencé à me douter de quelque chose.

Un tour sur le site web et j’ai vite trouvé les informations nécessaires, plus de 10 000 participants s’étaient donné rendez-vous à Paris pour s’affronter dans une quarantaine de sports différents du plus compétitif au plus ludique. En effet, outre les sports olympiens, des disciplines moins classiques comme le Bowling, la Danse urbaine ou encore  le Pink flamingo avaient aussi trouvé la voie des stades.

Pour replacer le contexte, les Gay Games sont une sorte de Jeux Olympiques ou plutôt Interville si on prend en compte que beaucoup d’équipes représentent plus une ville qu’une nation. La compétition itinérante a lieu tous les 4 ans avec un programme conçu par les associations sportives de la Fédération Sportive Gay et Lesbienne aidées des Fédérations Françaises des sports concernées mais aussi d’autres clubs ou fédérations affinitaires, le tout, sous le haut patronage du Comité National Olympique et Sportif Français et de la Fédération Française Handisport.

Ayant mis du temps à me réveiller, je n’ai pu assister qu’à 2 compétitions, mes sports de prédilection étant le basket et la boxe, je vous laisse deviner quels ont été mes choix. Sans surprise, la compétition sentait la stamina et la sueur mêlée à un peu de sang de temps en temps. C’était même amusant de voir le contraste entre les coursives avec une ambiance plus festive que toutes les compétions auxquelles j’ai pu assister au cours de ma vie et les changements d’attitude dès que le sifflet retentissait. Il y avait du drive, du shoot du coup de coude et du sucker punchs au menu.

Les niveaux étaient disparates, car certains participants étaient clairement venus plus pour l’échange que la compétition mais dès lors que l’on touchait au catégories supérieures, le niveau était élevé.

En aparté, je n’ai jamais vu d’aussi beau maillot de basket, il devrait peut être penser à récompenser le plus beau maillot à la prochaine compet’.

Mon bilan est mitigé, car même si j’ai beaucoup apprécié cet évènement, je regrette le peu de communication, les tribunes étaient vides, ce qui est dommage car le sport est un des rares domaines qui arrive à mettre tout le monde d’accord. Ayant traîner mes oreilles à gauche et à droite, j’ai surpris des arbitres débattre de la compétition, je peux vous assurer qu’ils étaient impressionnés par le niveau mais surtout qu’ils voyaient les participants d’abord comme des sportifs sans à aucun moment s’interroger sur leurs sexualités et ça c’est la plus grande victoire des Gay Games car de retour en championnat régulier, ils regarderont les mentalités et les petites scènes de racisme ordinaires d’une autre façon.

Ma grosse déception est l’absence d’équipementier du sport en tant que partenaire majeur de l’évènement. Il serait temps de vous bouger, les gars!!!