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Lunar epic, le test

Je ne me considère pas comme un coureur, malgré mes 2 sorties hebdomadaires depuis près de 10 ans. C’était certes, avant la tendance, mais on ne peut pas dire que je sois tombé dedans quand j’étais petit. Au contraire, la course a toujours été pour moi synonyme de torture, signe de reprise de l’entrainement. Je dois ma conversion à une marque, Adidas pour ne pas la nommer, qui m’a converti à force de m’offrir des supernova, il a bien fallu que je les teste et petit à petit, ce qui a commencé comme un calvaire a fini par se transformer en vrai plaisir. La qualité des produits toutes marques confondues a beaucoup aidé mais je dois avouer que je n’ai jamais été Nike dans ma pratique et pourtant je passe d’une boost, à une saucony voire même le nouveau venu Under Armour ou encore Kalenji sans broncher. Le paradoxe est d’autant plus frappant que la marque au swoosh a commencé ses activités en tant que spécialiste du running et ne s’est diversifié dans les autres disciplines qu’à partir des années 70.

J’étais donc sceptique lorsque l’on m’a tendu les Lunar epic, d’une part à cause de cette appréhension mais aussi à cause du design. Ne vous méprenez pas, elles sont loin d’être vilaines, au contraire, le look m’a totalement séduit. Nike bouscule tellement les sacro-saints codes du running avec ce nouveau silo que l’on a du mal à croire qu’il s’agissent de chaussures de running. Elles sont tout simplement, belles et tendances, un peu trop même car avec la guêtre que Nike adapte aujourd’hui à toutes ses gammes football, skateboard, tennis, basketball et maintenant running, on ne peu que se poser des questions quant au bien fondé d’une tige mid sur des runners meme s’il est vrai que d’autres marques se sont aventurées sur ce chemin sinueux avant. Reconnaissons tout de même que jusqu’à présent ces égarements avaient lieu dans le domaine du trail et non de la route. Une idée m’obsède, et si Nike n’avait sorti ce silo uniquement pour le marché lifestyle, pour réitérer le phénomène flyknit beaucoup plus populaire dans les lieux branchés des villes que dans l’enceinte des stades, encore une fois c’était mal interprété la vision du géant américain car s’il est vrai qu’elles sont tout à fait à leur place dans une soirée, elles le sont encore plus sur une piste et ça je m’en suis rendu compte lors de mon test.

Quand il faut y aller, il faut aller!

C’est un vrai plaisir de chausser les Lunar epic, plaisir décuplé par la facilité de les enfiler. Une fois aux pieds on a l’impression d’être dans une chaussette super moelleuse mais aussi super légère avec un maintien si efficace que les lacets ne sont là que pour l’esthétique. Le confort est optimal pour la marche et maximisé pour la course. Les 222g à la pesée sont parfaitement répartis sur toute la chaussure. Cependant, ce sentiment de légèreté pourrait fausser l’appréhension d’un coureur quant aux impacts sur le sol. Afin de pallier à cette impression, la semelle a été designée de manière à procurer une sensation vraiment unique de maitrise du terrain, un peu comme des alvéoles d’une ruche ou les cartes topographiques de 6ème. Il s’agit en fait d’une nouvelle réalisation du body mapping, les besoins d’amorti ne sont pas les mêmes en fonction de la zone du pied qui touche le sol, mieux que de travailler sur la densité de la mousse de la semelle, Nike la découpé en micro-région épousant le relief de la voute plantaire. Les alvéoles se rétractent sur elles-mêmes tout en répartissant l’impact du choc sur l’ensemble du pied plutôt que sur une seule zone isolée. Ce qui rend la semelle non seulement belle mais aussi efficace! Je ne m’attarderait même pas sur l’adhérence qui n’a pas de défaut.

On aurait pu penser que le look du midnight pack n’avait que pour but l’apparat mais en fait le côté tige noire à la semelle phosphorescente trouve tout son utilité une fois la nuit venu grâce à la reflection des lumières de la ville sur vos chaussures vous n’aurez plus jamais à craindre que les voitures ne vous voient pas!

Le seul bémol est au niveau du maintien, le talon n’est pas suffisamment bloqué, ce qui laisse trop de jeu à la cheville pour se balader pendant les impacts au risque de se la fouler et le chaussant est une demi-pointure trop petit.

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Pour résumer, Nike donne un grand coup de pieds dans la fourmilière du running avec la luna epic aussi belle que performante, cela sera t-il suffisant pour renverser la tendance du marché, l’avenir nous le dira.

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