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Steven Smith, le parrain part2

maximilien N'Tary-Calaffard - 03 juillet 2017 - Actu - Brands - Fashion - High Tech - Kicks - Sneakers - Sport - All

A l’heure où nous rédigions cet ITW, nous étions en 2013 pour le 8ème opus de LCM, les InstaPump Fury avaient déjà un statut d’icône qui perdurait depuis 1992 déjà et nous ne pouvions nous résoudre à passer à côté d’un designer star de la culture sneaker sans lui poser quelques questions. L’homme est un puit de science du footwear design, il est passé par toutes les boîtes et aime tellement partager qu’il nous aura fallu 2 numéros pour retranscrire un centième de ses anecdotes.

4 ans plus tard, cet article est plus que jamais d’actualité aujourd’hui avec le retour en fanfare de l’InstaPump dans une version kit 2017. Voici la seconde partie.

Steven Smith revient en détail sur l’épopée de son chef d’œuvre, la Pump Fury de Reebok.

L’histoire de la Fury commence en 1990 lorsque Steve Burris constitue un groupe de réflexion expérimental. Notre escouade se nomme alors “ Blue Sky ” avec Steve comme directeur, Peter Foley et Paul Litchfield à la « modélisation » et moi en chef designer. La somme de nos compétences et de nos parcours a permis à une si petite équipe de faire de grandes choses.

En 92, nous avons eu l’idée de combiner toutes les technologies expérimentales de l’époque en une chaussure concept-car. J’avais déjà esquissé une semelle divisée en deux avec une pièce en carbone faisant office de pont entre l’avant du pied et le talon pour le “ Graphlite carbon arch ”. Peter, qui avait développé Hexalite et Graphlite, était aussi excité que moi. Le père de la Pump, Litchfield, avait l’idée saugrenue de mettre à jour tout le système de vessie, comme un exosquelette. Une autre technologie que l’on voulait intégrer, était le “slide-in hex” – une version verticale de l’Hexalite – on l’a retrouvera plus tard sur les “ Question ” d’Iverson.

Je suis connu pour faire de minuscules croquis sur le coin d’une page. Lors de la première réunion, j’ai gribouillé le système Pump de la Fury. Une de mes sources d’inspiration était la New Balance Super Comp qui vire du jaune à l’orange et sa petite séparation au niveau des orteils, comme une langue de serpent. Lors d’un voyage en Corée, j’ai remarqué une voiture Daewoo au nom super cool, Maepsy. C’est devenu le nom de code du projet. J’aime ajouter un grain de folie à mes projets, pour leurrer les équipes de Nike des bureaux d’étude en Asie. Peter, qui est dans le même délire, a lui aussi flashé sur le nom. Pour la petite histoire, Daewoo développera plus tard un mesh spécial pour la Fury appelé Maepsilon !

Peter a passé des heures avec des équipementiers de l’aérospatial pour fabriquer l’arc en fibre de carbone. Litchfield et moi nous sommes concentrés sur le système pump externe comme unique système d’ajustement. On travaillait avec des manufactures capables de développer un textile qui s’étirerait pendant le gonflage tout en protégeant l’airbag à l’intérieur. Les premières versions comprimaient le pied, pas très confortables. Lors d’une réunion avec Shawmut Mills, la lumière fut : une matière qui ne s’étirerait que jusqu’à un certain point tandis que la surface intérieure continuerait d’envelopper le pied comme un chausson. 10% d’expansion pour le tissu extérieur, pas plus ! Les premiers échantillons ont été concluants.

On a déboulé dans le bureau au dernier étage de Paul Fireman, alors CEO de Reebok, pour lui montrer le prototype. Sa réaction fut “ Est-ce que l’on peut les avoir de suite ? ” “ Um, uh, bien sûr Paul – tout ce que tu veux ! ”

Le plus dur nous attendait, comment intégrer un produit aussi atypique dans nos lignes commerciales ? Étant donné que Peter avait eu une vie antérieure au product marketing, il est parti en éclaireur au service commercial. L’ennemi de l’innovation, le conservatisme, était dans nos murs.

“ Désolé, je pense que cela ne va pas être possible ”

“ Paul Fireman les veut maintenant ! ”

“ On ne prendra que la version entièrement grise ! ”

J’étais tellement énervé que j’ai passé un sample à la bombe grise pour qu’ils se le mettent dans le fondement. Puis, nous sommes retournés les voir, extrêmement remontés avec les versions grises et red-yellow-black. La discussion dégénéra en :

“ Si vous ne prenez pas la couleur d’origine, vous n’aurez rien du tout et à vous de l’expliquer au big boss ”.

Le même marketing manager céda d’un “ Ok, on les prend, mais vous verrez que la grise fera 60% et l’autre 40 ” Auquel j’ai répondu d’un : “ On verra bien ! ” prémonitoire.

Il s’est avéré qu’il avait raison sur les chiffres mais pas sur la répartition des couleurs, c’était le contraire. La Fury a gagné une récompense scientifique en tant que meilleure nouveauté “ Best of What’s New ” et est aujourd’hui exposée au London Design Museum.

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Nike basketball présente la KD10

maximilien N'Tary-Calaffard - 15 mai 2017 - Actu - Kicks - Sneakers - Sport - All

Hier soir, Kevin Durant a célébré ses 10 années avec Nike en saurant 34 points en étrennant son nouveau modèle, les KD 10.

Déjà une décennie que Nike, Durant et le designer Leo Chang écrivent une nouvelle page chaque saison. La KD10 est un concentré de tout cela, une paire innovante, authentique mettant en avant les inspirations du joueur sur et hors des terrains.

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Caran d’Ache x Paul Smith 849 Paul Smith – Edition 2

maximilien N'Tary-Calaffard - 08 octobre 2016 - Actu - All

Fashion week oblige, la Maison Caran d’Ache présente une seconde édition de sa collaboration avec le designer britannique Paul Smith, à travers une nouvelle sélection de couleurs exclusives pour l’iconique stylo 849, accompagné d’un coffret spécial de 8 stylos.

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KOBE 11 MUSE PACK par MARK PARKER

maximilien N'Tary-Calaffard - 19 mai 2016 - Actu - Kicks - Sneakers - Sport - All

Le big boss de #Nike, Mark Parker, et designer à ses heures perdues a décidé de rendre hommage au champion de basketball, nouvellement retraité, #KobeBryant.

Le début de leur collaboration remonte à la signature de Kobe avec Nike en 2003 lorsqu’à la fin de son contrat avec Adidas il chaussa les Nike Huarache 2K4, développé par le triumvirat Parker, Eric Avar etTinker Hatfield. Les compères reviennent pour une ultime collaboration du fameux Muse Pack de la  Kobe 11.

 

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maximilien N'Tary-Calaffard - 29 février 2016 - Actu - Fashion - Sneakers - Sport - All
Nike SB présente la Nike Koston 3, une petite pépite née d’une conversation entre Eric Koston et le designer Shawn Carboy avec pour la première fois dans le milieu du skateboard, la technologie Flyknit.

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K1X et Patrick Mohr

maximilien N'Tary-Calaffard - 09 février 2016 - Actu - Brands - Buzz - Fashion - Kicks - Sneakers - Sport - All

La marque de basketball K1X et le designer Patrick Mohr remettent cela pour la 7ème édition de leur collaboration.

La MK7 proposera 5 dégradés allant du blanc au noir limitées à 200 unités chacune, uniquement disponibles chez Extra Butter (NYC), 424 on Fairfax (L.A.), Feature (Las Vegas), The Webster (Miami), WISH (Atlanta),
Restir (Tokyo), Pigalle (Tokyo) and GR8 (Toyko).

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La KOBE nouvelle est arrivée

maximilien N'Tary-Calaffard - 15 décembre 2015 - Actu - Buzz - Kicks - Sneakers - Sport - All

Kobe le grand a annoncé sa retraite à la fin la saison et avec sa carrière c’est aussi la meilleure franchise de Nike basketball qui va s’éteindre, une attention particulière est donc portée à son dernier modèle signature.

L’histoire de Nike et Kobe a commencé en  2004 avec Nike Huarache 2K4, et déjà le designer Eric Avar était aux commandes. Dès lors il n’a cessé d’introduire les meilleures technologies dans le basketball qu’il s’agisse du Flywire, Nike Free, la proprioception et le Flyknit. D’ailleurs la Kobe 11 ne semble pas différentes des opus précédents à premiere vue, mais si on y prête une plus grande attention les petites fibres translucides sur le coté annonce l’évolution du Flyknit, plus resistant que jamais. On y retrouve aussi le lunarlon pour l’amorti, et le système Zoom air pour l’explosivité.

Pour l’anecdote, le talon arbore un logo en l’honneur du héros grec Achille connu pour eyre invisible à part au niveau du tendon, cela vous rappelle t-il quelqu’un?

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Le turfu LCM#13

maximilien N'Tary-Calaffard - 02 septembre 2015 - Articles - Buzz - Fashion - High Tech - Kicks - Magazine - Sneakers - Société - All

Funfere Koroye est le “turfu” du continent. Derrière sa ligne de sneakers aux accents nigérians se cache un designer qui a roulé sa bosse. Il commence par quitter son Nigéria natal pour suivre des études d’ingénieur industriel au Royaume-Uni, y fonde sa structure Fusion Kevlar puis plie bagages direction Florence. Il achève son tour en s’expatriant quelques années en Chine et finit par rentrer au bercail. Nous avons stoppé le designer/pigeon voyageur en pleine course le temps de répondre à quelques questions pour LCM#13

 

Quand avez-vous créé votre marque de chaussures ?

Je n’ai pas fondé de compagnie de footwear, j’ai démarré une agence de développement de produits dont l’un de nos premiers projets était une chaussure. C’était en 2011 juste après l’obtention de mon diplôme en design industriel.

 

Pourquoi faire de la chaussure quand on a étudié le design ?

Le footwear est probablement notre premier pourvoyeur d’emploi avec des marques comme Nike, Adidas et Puma qui embauchent à foison. J’ai observé les collaborations des cadors du milieu tels que Marc Newson puis m’y suis engouffré.

 

J’ai lu sur “concept kicks” que vous avez eu votre révélation après que l’un de vos amis ait gagné un concours de design de chaussures ? Que s’est-il passé exactement ?

Cela m’a fait réaliser que c’était un business rentable. J’y ai vu un signe du destin, car j’étais à un moment de ma vie ou il fallait que je fasse un choix.

 

Qu’avez-vous retiré de votre expérience en Italie ?

Le goût du travail manuel, une formation en confection de chaussures, très peu de design. En fait, je ne me souviens même pas avoir utilisé un ordinateur ou un stylo. Le maniement des aiguilles et du fil m’a aidé à conceptualiser de nouvelles constructions de semelles, à explorer des défis de confort et analyser l’importance de l’ergonomie.

 

Et la Chine dans tout ça ?

J’y suis allé pour me former sur la production à l’échelle industrielle, c’était un passage obligé. J’y ai appris que pour faire du profit, il fallait de la main d’œuvre et posséder sa propre usine.

 

Vous faites des souliers et des sneakers, pourquoi ne pas vous concentrer sur un seul style ?

Le marché est large, du coup je me suis recentré sur la fonctionnalité avec les chaussures de ville et de sport. Je garde mes distances avec les chaussures pour femme car c’est un domaine où la mode prime sur l’utilitaire.

 

Et le textile ?

La fashion week a très peu d’attrait à mes yeux. Je ne fricote qu’avec des lignes utiles au corps humain.